Kader
est né à Gouraya (Algérie) le 01 juin 1969, et
arrive en France en 1973.
Il ne lui a pas été trop difficile de s'adapter à
sa nouvelle vie bien qu'il ait du apprivoiser deux nouvelles langues
en même temps : le français, et l'anglais qui était
enseignée dès la maternelle à cette époque
jusqu'en sixième.
Il grandit à Mazamet, une ville de 12000 habitants, au pied
de la Montagne Noire dans le Tarn(81) avant de déménager
pour Aussillon, une petite ville à coté. C'est là
qu'il y passe le reste de son enfance et de son adolescence. C'est
une vie " normale " rythmée par l'école, le
sport et les vacances à faire du foot du matin au soir.
Pendant l'été, il retourne en Algérie revoir
sa famille.
Il évolue discrètement dans la société
et il éprouve le besoin d'être seul et sa curiosité
l'amene à apprendre en silence.
L'école ne lui offre pas assez de liberté pour être
lui-même. Il la perçoit comme une institution rigide
qui lui enlevait une partie de sa personnalité.
Et il lui arrivait d'être en conflit avec certains professeurs
qui ne le comprenaient pas.
Mais dans l'ensemble, il se débrouille pour avoir la moyenne
et obtenir son bac.
Après une année de fac en langues étrangères
appliquées, il renonce définitivement aux études
car il n'est pas fait pour ça.
Il passe donc un brevet d'état d'athlétisme et rentre
peu a peu dans la vie active.
Il jongle avec son travail et le sport et il devient de plus en plus
sensible aux problèmes que rencontre notre société.
Il cherche toujours à comprendre ce qui détermine notre
comportement notamment par une recherche de notre histoire.
Ceci s'est traduit par un travail sur les Indiens d'Amérique
du Nord. Leur regard et leur dignité lui en disait long sur
ce peuple
Les voyages qu'il a pu effectuer par le biais du sport l'ont beaucoup
enrichi et ont favorisé le goût d'aller à la rencontre
des autres.
Malheureusement, l'intolérance et l'indifférence sont
présentes dans notre société et il a du mal a
comprendre cela.
La tolérance demande un certain effort, c'est la raison pour
laquelle il fuit les paresseux qui ne prennent pas la peine de réfléchir.
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